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Sauvegarde locale ou cloud : faut-il choisir ?

Les deux protègent de risques différents. Pourquoi l'une ne remplace pas l'autre, et comment répartir sans payer deux fois.

Préservation

Deux risques, pas deux options

Une sauvegarde locale protège de la panne et de l’erreur : disque mort, fichier écrasé, mauvaise manipulation. Elle est rapide à restaurer, gratuite à l’usage, et couvre les incidents fréquents.

Une sauvegarde distante protège du sinistre et du vol. Elle est lente à restaurer, payante au volume, et couvre les incidents rares mais totaux.

Elles ne se substituent donc pas : elles couvrent des colonnes différentes du tableau des risques. Choisir l’une revient à laisser l’autre colonne vide.

Ce que le local fait mieux

  • La restauration. Récupérer 800 Go depuis un disque voisin prend une heure ; depuis un stockage distant, souvent une journée et parfois un coût de sortie.
  • Le coût au volume. Un disque de 8 To s’achète une fois. Le même volume en distant se paie chaque mois, indéfiniment.
  • La confidentialité par défaut. Rien ne quitte vos murs, aucune condition d’utilisation à relire.

Ce que le distant fait mieux

  • Survivre à votre local. C’est sa seule vraie raison d’être, et elle suffit.
  • Ne rien exiger de vous. Un envoi automatique se fait ; une rotation de disques s’oublie au premier voyage.
  • Le versionnement. Une suppression propagée reste récupérable si le fournisseur conserve les versions.

La répartition qui évite de payer deux fois

Tout n’a pas besoin de partir en distant. Un tri simple fait chuter la facture sans affaiblir la protection :

  • En distant : les fichiers de capture originaux et les livrables. Irremplaçables.
  • En local seulement : les aperçus, les caches, les dérivés régénérables, les exports intermédiaires. Reproductibles à volonté.
  • En distant, en priorité absolue : votre catalogue et vos métadonnées. C’est le plus petit volume et la perte la plus coûteuse — souvent quelques centaines de mégaoctets qui représentent des années de travail.

Ce dernier point est le plus souvent négligé, et c’est celui qui offre le meilleur rapport entre coût et protection.

En pratique

  1. Gardez les deux : local pour restaurer vite, distant pour survivre.
  2. N’envoyez en distant que l’irremplaçable.
  3. Traitez le catalogue et les métadonnées comme prioritaires, avant les images.
  4. Activez le versionnement côté distant.
  5. Mesurez votre délai de restauration réel avant d’en avoir besoin.

Obscura Flow gère les deux destinations depuis le même flux — dossier local ou NAS d’un côté, S3, Backblaze B2 ou Cloudflare R2 de l’autre — avec envois reprenables et vérification d’intégrité après transfert.