Métadonnées
Un socle minimal, volontairement pauvre
Le Dublin Core est un jeu de quinze éléments de description — titre, créateur, sujet, description, éditeur, contributeur, date, type, format, identifiant, source, langue, relation, couverture, droits — normalisé sous ISO 15836.
Sa pauvreté est un choix. Il n’a jamais visé à décrire finement un objet ; il visait à ce que n’importe quel système puisse comprendre l’essentiel d’une ressource sans connaître le domaine. C’est le plus petit dénominateur commun de la description documentaire.
Ce qu’il apporte à un fonds photo
- L’interopérabilité immédiate. Un moissonneur, un portail, un dépôt institutionnel savent lire du Dublin Core sans négociation préalable.
- Une discipline de départ. Les quinze éléments forment une bonne liste de contrôle : si vous ne savez pas remplir
créateur,dateetdroits, votre description n’est pas prête. - Un point de sortie sûr. Même si votre modèle interne est riche, pouvoir le projeter en Dublin Core garantit qu’un tiers pourra toujours en tirer quelque chose.
Ses limites, à connaître avant de s’y enfermer
Le Dublin Core ne sait pas exprimer ce qui fait la spécificité d’un fonds photographique : le degré de certitude d’une attribution, la distinction entre l’œuvre et un tirage, une édition 3/8, une chaîne de provenance, un procédé de tirage.
Ce n’est pas un défaut, c’est son périmètre. Un fonds patrimonial a donc besoin d’un modèle plus riche en interne — LIDO 1.1 ou CIDOC CRM pour l’échange muséal — et se sert du Dublin Core comme d’une projection de surface, pas comme d’un modèle de travail.
L’erreur fréquente
Remplir le Dublin Core à la main, comme un formulaire séparé. C’est du travail perdu deux fois : la saisie est redondante, et les deux jeux divergent au premier oubli.
Le Dublin Core doit être dérivé de votre description interne, pas saisi en parallèle.
En pratique
- Servez-vous des quinze éléments comme d’une liste de contrôle de complétude.
- Décrivez dans un modèle riche, et projetez vers le Dublin Core à l’export.
- Renseignez
identifiant,droitsetcréateuren priorité : ce sont ceux qui manquent le plus souvent et coûtent le plus cher. - Pour un versement institutionnel, prévoyez aussi LIDO ou CIDOC CRM.
Obscura Flow décrit selon un modèle patrimonial complet — œuvre, tirage, attribution, provenance — et exporte vers LIDO 1.1 et CIDOC CRM ; les éléments de type Dublin Core en sont dérivés plutôt que ressaisis.